Prostituer sa tronche à la Webcam

Salut amis du vice,

J’ai enfilé mes gants de chirurgien, j’ai empoigné ma souris et je me suis rendu sur Chatroulette.com histoire d’examiner ce site-qui-buzz en ce moment. Pour ceux qui n’ont pas encore eu écho de ce truc conceptuel, Chatroulette c’est là où des gens du monde entier s’échangent des regards à la webcam et tapent la convers en essayant de comprendre ce que débite l’étranger. Et si toutefois Pedro de Lisbonne ou Gretchen du New-Jersey n’intéressent pas, il suffit de les « Nexter » pour passer à une autre personne en un quart de seconde.
Des filles qui affichent leurs nibards , des mecs qui se masturbent en gros plan, des couples qui baisent sans grande pudeur, des gars qui ressemblent à des leaders de secte, des ados en mode crève-la-dalle, … Chatroulette est en fait un beau bordel. Si l’on pourrait croire dans un premier temps que le but est réellement de faire connaissance avec n’importe quel quidam dans le monde, on se rend rapidement compte que le bilan est assez différent. Chatroulette c’est plutôt le plan cam pour les gros vicelards qui souhaitent se toucher le membre devant l’écran. Ou juste mater des bites, c’est selon. En 15 minutes de « Next Cam » j’ai vu un panel de gens bizarres à l’image de ce gros dégueulasse qui mangeait des chips et buvait du jus en s’en renversant dessus comme les biatch dans les clips de David Guetta. Avec l’excitation en moins. Le bogoss m’a rapidement Nexté en me voyant vide de toute poitrine potentiellement attisée par sa splendeur. Heureusement, j’ai eu le temps d’immortaliser ce joli moment. Juste pour le souvenir.


Ouer donc, penser à changer de webcam

Si quelques bonnes âmes éloignées de toute déviance parviennent à mener une conversation normale, les autres cam-chateurs semblent sortis d’un cirque où chacun y va de son numéro d’acrobate du dégout. On y compte évidement une majorité masculine prête à dégainer le sauciflard à la moindre poitrine apparente. Encore faut-il être excité par ces corps féminins pixelisés et pas toujours très ragoutants. Il faut dire que la webcam offre un échappatoire au néant sexuel. C’est l’occasion pour certains moches de se livrer à un show érotique anonyme histoire d’assouvir quelques pulsions. Le désir d’en montrer toujours plus avant de retomber dans les abimes du web sous la pression du Next ou de se retrouver dans un best-of-sex-on-webcam sur Youporn.
Chatroulette c’est donc du voyeurisme et pratiquement que du voyeurisme. L’espace de discussion se réduit à la chance de tomber, ou non, sur un interlocuteur présentant un quelconque intérêt. Malheureusement, le concept se limite trop souvent à balayer à coup de Next les masturbateurs et les pleines lunes indésirables.

http://chatroulette.com/

Avec ça je vous mets un petit The Album Leaf qui fait tomber la nuit. Et puis du Audio Bullys avec Kiss the Sky, pour embrasser dieu le ciel de faire d’aussi bonnes doses.



The Album Leaf


Audio Bullys

La semaine prochaine, typologie des gens qui prennent le train ou un article sur cette fête inutile qu’est la Saint-Valentin. Ou rien, à voir.

 

Lieutenant Patrick S. au rapport

L’heure est grave. Va falloir que je me remette à briller en société rapidos. Il le faut.
Je vous brosse le tableau : cela fait maintenant 15 minutes que je chante inconsciemment du Patrick Sebastien pendant que je mitraille du vilain sur Modern Warfare 2. 15 minutes… Je sais pas si vous vous rendez bien compte ce que représentent 15 minutes. Soit 4 chansons que j’entonne en gesticulant dans tous les sens comme un gros ringard mutilé par le vide sentimental qui le fait visiblement partir en couille. J’arrive à m’effrayer en prenant conscience de la solitude du moment que je viens de vivre. Imaginez une seule seconde les soldats des forces spéciales de l’US Army s’émoustiller sur Le petit bonhomme en mousse et La fiesta en plein échange de balles avec l’ennemi dans les rues dévastées de la Virginie ? Bordel, c’est ridicule. Ma Playlist 8 révèle un fâcheux manque d’équilibre. Après Queen of the Stone Age j’aurai dû commencer à m’étonner du changement agressif de style. Mais non, tout ça semblait naturel. Faut que je pense à lâcher la manette de temps en temps. Que j’arrête de jouer comme un porc. Que je revienne dans le droit chemin du bon goût.



C’est notre putain de guerre

Pendant ce temps là, à Los Angeles, Eels livre End Times. Huit mois à peine se sont écoulés depuis le moyen Homo Lobo que Mark Oliver Everett ressort déjà la guitare pour 14 titres décrivant l’âme en peine face à un amour perdu. Il faut croire qu’un récent divorce aide à faire crier la plume.
Ce huitième album pleure des ballades légères et bourrées d’une profonde mélancolie. Certains morceaux s’emballent, comme un espoir de résurrection, mais le paysage reste marqué par la tristesse et la noirceur des sentiments. Le barbu se pose dans l’ombre du cœur et signe un album d’une grande simplicité avec lequel il arrive une nouvelle fois à nous embarquer dans sa montagne russe des émotions. Qu’importe le minimalisme et le manque d’inspiration, on écoute ses cris du cœur avec empathie en attendant que la flamme se rallume. What Eels ?



Eels – Little Bird

Sortez donc de l’ombre. Je vous offre un peu de lumière avec des titres plus énergiques. Et avec ça je vous mets l’electro de Danger qui roule des mécaniques sur 4h30. Cadeau, c’est la maison qui offre.



Ça commence en douceur et…



Tout à l’horizon



Réveil



Rivière colorée



4h30, ça sent le Danger

 

Parce que c’est important la santé

Salut les nains, c’est parti pour l’article de Noël ! Je sais, on est le 16 janvier mais c’est pas grave, soyons foufous et brisons le continuum espace-temps. Back to le jour de Noël et du nouvel an.

Ah ouais donc au fait, bonne année ! Bien, passons à la suite.

Episode 1 : Feu Noël 2009.
Je l’ai déjà dit plusieurs fois ici mais je le répète pour ceux du fond, ça me plait bien Noël. Une période sympathique qui anime la fin d’année de milles couleurs qui sentent les fêtes. La plupart des gens sont happy dans leur body, la télévision recrache Le Père Noël est une ordure et l’intégrale des Louis de Funes, les bêtisiers ressortent le bon vieux gag du sapin qui tombe sur Régis et les magasins deviennent irrespirables face aux émeutes pour trouver le cadeau ultime à refiler à Tata Simone. Le genre de cadeau qui finira au fond d’une armoire à prendre la poussière. Et ne l’oublions pas, le bataillon des vieux qui sort évidement le samedi après-midi pour faire du deux à l’heure entre les rayons histoire de bien pourrir la circulation dans les magasins. Faut dire que la semaine c’est pas possible pour eux, y’a les rediff du Renard et de l’Inspecteur Derrick sur Antenne 2. Enfin ceux-là sont déjà plus supportables que ceux qui racontent la cochinchine aux guichetiers de la BNP et te pourrissent bien la file pendant trois plombes. Indéniablement les Number One de la cassecouillerie. Bref, les bons et les mauvais côté de la période s’associent à la magie de Noël.

Cette année ce fût une nouvelle fois Noël avec la family comme le veut la tradition. J’ai retrouvé les cousins pour dézinguer du russe sur Modern Warfare 2, j’ai répondu aux questions récurrentes -études.amour.avenir- et j’ai dégusté la boustifaille pimentée des dernières blagues à la mode. « Eh tu connais pas une bonne blague ? » est de loin la question qui revient le plus en cette fin d’année dans les soirées en famille. C’est le moment de réviser les meilleures vannes histoire de rendre hilare la petite troupe en ces jours de fête. Le problème c’est que je ne retiens jamais les blagues et qu’en plus j’ai vachement du mal à les raconter. Et quand bien même je tente un jeu de mot divin, personne ne relève. Alors je boude et je me contente de rire aux boutades des tontons. Je ne sais pas si ça vous arrive aussi mais dans le lot de blagues balancées, il y en a toujours au moins une qu’on ne comprend pas. Genre la référence trop pointue ou l’histoire mal racontée qui tombe complètement à plat. Le style de blague suivie d’un silence et des gens qui se regardent l’air incertain avant de lâcher un léger lol pas très convainquant. L’astuce c’est de toujours rire, tout de suite, quelque soit la chute. Souvent ça rend plus intelligent de rire à une blague qui ne fait marrer que celui qui la balance mais pas les autres. Avec évidement un air supérieur et le doigt en direction du comique ‘haha, sacré Michel, toujours là pour en raconter une bonne’.



Décembre à toute vitesse, dévaler la piste



Nom de dieu, c’est que c’est de la pure

Epidose 2 : Feu année 2009
Pas mécontent que l’année 2009 soit enfin terminée. Une année bourrée d’ondes négatives qui ont chamboulé l’harmonie de mes chakras par des éveils spirituels trop brutaux et par d’importantes perturbations au niveau de mon plexus solaire. Bref, c’était le bordel. Cette fois je le sens bien, 2010 sera une bonne année ! 2010 doit être une bonne année.



Drogue douce



Je t’invite mais tu payes

Sinon, évidement, AVATAR ! Une belle claque dans la gueule. Si elle reste douce côté scénario, elle est effroyablement violente côté visuel. Chaque scène sur Pandora fourmille de détails qui accentuent la féérie de la planète. On aimerait y être. La 3D rajoute une immersion supplémentaire qui rend le spectacle encore plus époustouflant. Un film de malade, réalisé par un malade. Ce n’est certainement pas le meilleur James Cameron, mais c’est un grand film. J’en ferai probablement une critique plus longue, mais pour l’instant j’ai la grosse flemme. Surement à la sortie du DVD. 9/10

Vacances obligent:
- 500 jours ensemble : 8/10
- 9 : 8/10
- Public Enemies: 8/10
- Fish Tank : 7/10
- Brick Lane : 7/10
- Sin Nombre : 7/10
- Loin de la terre brûlée : 6/10
- Henry Poole is Here : 6/10
- The Reader : 6/10
- Écrire pour exister : 5/10
- Jeux de pouvoir : 5/10
- Les Barons : 4/10
- Jennifer’s Body : 4/10
- How To Be : 4/10
- Toy Boy : 4/10
- 2012 : 3/10
- Tellement Proches : 3/10
- Mama’s Boy : 3/10
- Safari : 1/10
- Twilight 2 : 1/10 (pour Ashley Green, what else ?)

Je dois en oublier quelques-uns mais on s’en fout un peu.

Et pour finir je vous fais découvrir si ce n’est déjà fait, Geoffrey Gurrumul Yunupingu. Je l’ai découvert dans Taratata et depuis j’enchaine quelques unes de ses chansons desquelles dégoulinent une douceur et une poésie à faire dresser les plus petits poils de l’épiderme. Aveugle de naissance, cet australien indigène chante dans la langue de Yolngu les histoires de sa terre (© Wikipedia). Il est du clan de Gumatj et de la nation de Galpu de par sa mère et… enfin soit. Sa voix délicate vient se poser sur des textes en Yolngu et en anglais et nous transporte ailleurs, là où le sublime flirte avec l’intemporel. Je ne suis pas forcément friand des musiques du monde mais celles de Geoffrey Gurrumul arrivent à me charmer délicatement. N’ayant pas trouvé de lien MP3, je vous envoie sur Youteub.

A la prochaine et un bon rétablissement à Johnny. Qu’il ne parte pas maintenant parce que mourir, c’est pas facile.



Pâle matin sur peau parfumée



Mes mots entre ses hanches

 

Cette folie qu’on appelle l’amour

Je délaisse quelque peu ce blog faute de temps et d’envie d’écrire des trucs qui font rêver les ménagères. D’un côté comme de l’autre c’est le manque de motivation qui est dans le coup. Fin novembre, c’est toujours une salle période. Une sorte de vilaine déprime s’invite et perdure jusque début décembre. Salope. L’absence de relationnel y est surement pour quelque chose. Faut dire que quand le manque s’installe, ça fout les boules. Plus de bras accueillants pour un kikoo-calin, plus de bisous trop meugnons, plus d’effleurements épidermiques, rien. Le néant du touche-touche. Mais bon sang, je devrais faire péter la chemise ouverte sur les deux premiers boutons, déverser le parfum qui ensorcèle, bomber le torse et partir en chasse dans les bars branchés du coin. Au lieu de ça je dézingue du puceau américain sur Modern Warfare 2… Quel loser !



L’amour, cette connerie.



Des éléphants à la place du cœur.

Si ça continue comme ça je vais finir par m’inscrire sur Meetic. Trouver un pseudo qui suinte la classe, afficher une photo qui rend bien et attendre que Sexymarietherese ou Joliecoquine124 accepte de me rencontrer au café de la gare un samedi à 14h00 – J’arborerai un t-shirt Phil Collins en signe de reconnaissance, glisserai une rose rouge au coin de la table, près de la salière, et guetterai impatiemment l’arrivée de la prétendante. – Puis je déchanterai rapidement en voyant Joliecoquine124 se pointer avec 20 ans de plus que sur sa photo de profil, une moustache et du maquillage plein la tronche façon prostipute. Le coup classique.
Je vais plutôt opter pour l’option B et laisser venir l’amour à moi. Visiblement la route est plutôt encombré vu le temps qu’il prend pour se pointer jusque chez ouam. Faut dire, si j’étais pas aussi difficile/compliqué/con côté cœur, j’en serais peut-être toujours à échanger des regards communicateurs avec une ex-chanceuse (je suis un donneur de dream). C’est dans ces moments là que j’aimerais avoir une touche replay pour corriger quelques erreurs de parcours et retaper un peu les fondations délabrés des histoires d’amour du passé qui n’auraient peut-être pas dû tomber en ruine. Ou même revenir à mes 12 ans (ou dans ces années là), l’époque où je suis tombé amoureux pour la première fois. Je m’en souviens, c’était en Espagne dans un Hotel 3 étoiles avec buffet à volonté et discothèque minable au rez-de-chaussée. C’est là que j’ai rencontré Sylvie, une jolie suissesse. Des cheveux bruns mi-longs, des yeux de folie et un sourire charmeur. Je me souviens des rendez-vous qu’on se donnait au bord de la piscine, juste en face de l’hôtel. Des journées sur la plage à s’échanger des coquillages et du sable. Et de ce chagrin atroce lorsque j’ai du partir. Un adieu qui brulait les yeux. Je me rappelle même lui avoir envoyé une carte postale avec des dauphins chopée dans une librairie d’autoroute pour lui écrire qu’elle me manquait. Véridique. Carte qu’elle n’a jamais dû recevoir vu que, réciproquement, je n’ai jamais reçu de ses nouvelles… 12 ans et déjà dans la love-lose. L’avenir promettait.
J’aimerai bien me souvenir de son nom de famille et savoir ce qu’elle est devenue. Si elle est mariée, si elle a des enfants, si l’un d’eux s’appelle Guillaume en la mémoire de son extraordinaire premier amour ou si elle est toujours célibataire et qu’elle m’attend quelque part dans un canton verdoyant. Toutépossib’. Oué, si seulement je me souvenais de son nom… Facebook aurait enfin eu une utilité à mes yeux. C’est ballot.



Mauvais temps pour les rêveurs.



Meouer, bonne idée !



L’homme, cet animal.

Et pour couronner le tout, je suis tombé par hasard (si si, je vous assure) sur mon horoscope qui balance qu’en ce moment, je suis noir de chez noir côté cœur. Putes d’astres. Je vais finir par tomber systématiquement dans une sinistrose à chaque fois qu’on me cause d’amour. Mais bon, je vais pas me noyer dans le lacrymal. Faut voir le bon côté des choses, il y a les jeux vidéo ! Allez tiens, je retourne dépuceler de l’américain sur Modern Warfare 2.

Cordialement,
Le Calimero des love story.

PS: Si vous n’avez rien à vous mettre dans les oreilles, tentez donc le dernier Norah Jones. La jolie brune me console depuis quelques jours de sa chaude et charmante voix posée sur The Fall, son dernier album très sympathique. Une douceur enivrante collée à des rythmes rock & folk qui distillent une délicate mélancolie. A croquer.



Celle que tu Norah pas

 

In Da Cinéclub #22 – CLONES

Après six années d’absence, Jonathan Mostow est de retour derrière la caméra pour nous pondre son dernier film de science fiction, Clones. Le réalisateur du très moyen Terminator 3 : Le soulèvement des machines (indéniablement le plus mauvais de la saga) s’est dégotté un nouveau kit de construction pour son dernier long métrage assez bancal.

Adapté de The Surrogates, le roman graphique de Brett Weldele et Robert Venditti, Clones nous plonge dans une société pas si lointaine où chaque être humain possède son double robotique. Une reproduction idéalisée de sa propre chair où les défauts sont gommés par une technologie révolutionnaire. Devenez plus mince, plus grand, plus musclé, noir, blanc, femme ou homme et faites évoluer votre réplique robotique à votre place dans la société. En échange de nombreux dollars vous vous offrez le luxe de ne plus craindre le monde de dehors et d’errer comme bon vous semble dans une société sans âme. Allongé sur un fauteuil de contrôle relié à votre cerveau, vous dirigez votre androïde depuis la maison familiale et échappez ainsi à la criminalité, le risque d’accident ou la crainte d’attraper un virus.
Une vie par procuration qui n’est pas sans rappeler les jeux de simulation de vie sociale tels que Second Life ou les Sims.

Toute cette population de ferraille télécommandée va rapidement être chamboulée par un crime mystérieux. L’enquête conduit l’agent Greer à découvrir l’existence d’une nouvelle arme particulièrement dangereuse pour les robots. Incarné par un Bruce Willis toujours prêt à sauver le monde, Greer va bousculer l’ordre établi en entraînant son double sur le territoire privé des réfractaires, d’irréductibles militants anti-robots qui résistent encore et toujours à l’envahisseur. Dès lors, une révolution est sur le point d’éclater, musique dramatique, situation critique, addition évidente : Willis + action + dilemme moral en guise de dénouement. Original.

Clones est un film d’anticipation maladroit qui oscille entre scènes d’action potaches et narration morale stéréotypé. Si la thématique est intéressante elle est malheureusement bien trop mal exploitée. Exit la philosophie d’une société où la technologie a concassé les valeurs sociales. Mostow vient charcuter son récit par des scènes d’actions futiles préférant ainsi le spectacle à l’approche conceptuelle d’une puissante technologie en émergence.
Le spectateur est face à un bordel scénaristique où les clichés moraux flirtent avec un sentimentalisme trivial. Depuis qu’il a perdu son fils dans un accident de voiture, l’agent Greer n’a plus aucun contact avec sa « vraie » femme qui préfère palper son mari à l’aide de sa copie robotisé. Une jonction larmoyante et stérile dans cette histoire d’enquête policière et de mutinerie entre robots et humains révoltés.

Si Bruce Willis excellait récemment dans un Die Hard 4 100% action, il est dans Clones, totalement transparent. Que ce soit dans le rôle de son double robotique customisé par un artifice capillaire ridicule ou dans sa propre chair sans un poil sur la caboche, il donne une impression d’absence. Quant aux seconds rôles, ils sont grossièrement exploités à l’instar de Ving Rhames, risible en représentant bobmarleysque des réfractaires.

Au final, Clones n’est qu’un quelconque divertissement de plus que l’on rayera très vite de notre mémoire. Prévisible, inégal et bourré de clichés assez pénibles, il ne permettra pas à Jonathan Mostow de bénéficier d’un retour en grande pompe à la science fiction.
À situer entre I-Robot, À l’aube du 6ème jour et le récent Gamer, Clones ne parvient malheureusement pas à se forger une identité originale et s’estompe devant les raccourcis scénaristiques bien trop faciles. Dommage.

Note: 3/10